Profil du Petit Münsterlander

Traduction Germain Klein
30.05.2013

Profil du Petit Münsterlander

Depuis plus de 100 ans, le Petit Münsterlander se distingue à la chasse par son aptitude à arrêter le gibier à poil et à plume. Il travaille avec intelligence et application en s’appuyant sur le vent tout en restant en contact avec son maître. Doté d’un excellent nez, il travaille une piste ou une voie avec assurance, criant à vue il est aussi très souvent criant sur la voie. Il fait preuve de persévérance au pistage, de mordant sur le nuisible et rapporte avec plaisir le gibier à son maître.

 Ces aptitudes naturelles le prédestinent à être utilisé avant et après le de feu tant en plaine qu’au bois et à l’eau. Au bois, il a également les qualités requises pour la recherche au sang d’un grand gibier blessé, traquer pour amener le gibier à la ligne des chasseurs postés mais également pour la chasse devant soi.

En raison de ces multiples compétences pour la chasse, le Petit Münsterlander fait partie des chiens de chasse polyvalents. De par son intelligence, il s’adapte aisément à toutes les situations. Il peut se spécialiser pour la chasse en plaine comme pour la chasse à l’eau, la recherche au sang ou broussailler et chasser le sanglier. Le succès à la chasse dépend des aptitudes naturelles et de l’expérience acquise au travail.

Il est à noter que le chien qui a été spécialisé pour un travail particulier perdra peu à peu sa polyvalence. C’est également vrai pour un chien livré à lui-même. Si plusieurs générations sont utilisées exclusivement pour un type de chasse alors, lentement mais sûrement, des modifications génétiques se produiront dans ces courants de sang ayant pour conséquence la perte de son identité qui le caractérise. 

Pour les épreuves, on distinguera les épreuves d’aptitudes naturelles et les épreuves de travail.

 En Allemagne, les résultats obtenus aux épreuves et à l’exposition d’élevage sont enregistrés dans une base de données appelée « Dogbase ».

Les résultats obtenus à ces épreuves vont conditionner l’autorisation à la reproduction. Le jeune chien doit, si possible dans la première année suivant sa naissance, être présenté aux épreuves de test des aptitudes naturelles. N’ayant pas encore beaucoup d’expérience à la chasse, on pourra de ce fait mieux évaluer le capital héréditaire.

La VJP a lieu au printemps. Elle permettra d’évaluer en plaine la quête, l’arrêt, le pistage du lièvre, la passion, l’intelligence ainsi que la réaction du chien au coup de feu. Le criant à vue ou sur la voie d’un lièvre, ou d’un renard, est une autre condition à valider pour qu’un chien puisse devenir reproducteur.

 

En automne à la HZP, les disciplines de la VJP seront reprises pour constater les progrès effectués mais s’ajouteront les disciplines à l’eau : sagesse au feu, rapport d’un canard mort, le travail (pistage) derrière un canard vivant (rapport) sous condition que ce travail soit autorisé.

Les différentes disciplines de l’épreuve de chasse pratique, la VGP, qui se déroule sur deux jours sont multiples et très variées. C’est une épreuve très exigeante qui est communément désignée par « Brevet de maîtrise » pour les chiens de chasse polyvalents. Cette épreuve simule toutes les situations qui peuvent se présenter à la chasse pratique, on attache une grande importance à l’obéissance du chien. Les chiens qui ont passé avec succès cette épreuve sont aptes, sous certaines conditions, à participer à un élevage recommandé.

 

En Allemagne, à côté de ces trois épreuves, plusieurs attestations particulières de travail et d’épreuves seront également enregistrées sur le Pedigree et, de ce fait, mettront encore plus en valeur le chien sans donner pour autant droit à la reproduction.

Malheureusement les règlements des épreuves des pays membres du KlM-I sont difficilement comparables entre elles. Il faut aussi noter que certaines disciplines ne sont pas praticables dans certains pays. Souvent, les Petits Münsterlanders ne sont souvent jugés que dans des domaines bien spécifiques (ex. la quête de chasse en plaine). Malheureusement, la valeur du chien ne pourra être mesurée que dans la spécialité pratiquée. Les risques liés à la spécialisation ont déjà été décrits ci-dessus. Plus grave encore est quand les Petits Münsterlanders sont élevés sans participer à aucune épreuve permettant de tester les qualités naturelles.

Dans ces pays il est impossible de mettre sur pied un élevage sérieux de qualité. Le KlM-I s’active, en collaboration avec les autres clubs de race nationaux des pays membres et la F.C.I., pour trouver des solutions afin que le standard de travail classique ne se perde pas.